Marseille-Cassis 2018 by Laurent

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Laurent raconte sa 1ère participation à la course Marseille-Cassis, passant par le célèbre et redouté Col de la Gineste. Un beau parcours pour une belle aventure !

 

Cela fait plusieurs années que je souhaitais participer à Marseille-Cassis.

Ayant passé toutes les vacances de mon enfance à Marseille, ayant encore une grand-mère, des oncles et cousins sur place, cette course a une saveur particulière, un doux parfum de vacances d’enfance passées ici, au soleil, avec tous mes cousins.

J’ai ainsi eu la joie de m’inscrire pour cette 40ème édition et ai souhaité bien la préparer pour prendre un maximum de plaisir. Marseille-Cassis fait selon moi partie de ces courses mythiques, celles dont on parle beaucoup (surtout du « fameux » Col de la Gineste à franchir !), celles qu’il faut courir au moins une fois dans sa vie !

Je me suis préparé en 2 mois environ à raison de 3 à 4 sorties par semaine. Ayant peu d’expérience en côte, je suis parti sur un objectif estimatif de 2h (ayant comme repère un semi en 1h50 environ). Ma préparation s’est bien passée, j’ai senti les bienfaits du fractionné et surtout je n’ai eu aucune douleur à mon pied gauche (accident de scooter en mars dernier, 5 fractures dont 4 métatarses et le médio-pied), bien rééduqué.

Vendredi 26 octobre, J-2

Même si j’aurais préféré avoir ma femme et mes 3 petits mecs avec moi, je pars heureux et excité à Marseille en début d’après-midi. Trajet en Ouigo chaotique (Presque 6h au lieu de 3), installation et dodo.

Samedi 27 octobre, J-1

Levé à 8h30, je vais au Parc Chanot récupérer mon dossard et faire le tour du Village de Marseille-Cassis. Peu de monde, j’en profite pour faire le tour des stands, je rencontre notamment les 2 cofondateurs de Shapeheart, brassard de course aimanté top dont j’ai la joie d’être ambassadeur ! Je m’inscris aussi pour tester une séance de cryo avec Cryo_Athletica. Je retrouve ensuite ma grand-mère, chez qui je fais cuire mon Energy Cake pour mon petit déj du lendemain. Vers 16h, je reviens au village. Beaucoup de monde cette fois, je fais ma séance de cryo, je sens que cela revigore mes jambes ! Fin de journée tranquille, je me couche pressé d’être au lendemain.

Dimanche 28 octobre, jour J

Le changement d’heure m’a permis de bien me reposer, je me sens en forme. Douche et j’enfile ma tenue de course. J’accroche mon dossard et coupe mon energy cake pour le manger. Et là petit coup de stress : il n’est pas cuit. Je croque une bouchée : la pâte est crue. Plan B : une compote, une banane et 50cl d’eau feront l’affaire. Je file ensuite laisser un sac aux camions vestiaires et me positionne dans le sas -2h, au pied du Stade Vélodrome. J’ai une sensation de faim peu avant le départ, je n’aime pas ça mais décide de ne pas m’en faire, il y a les ravitaillements, je me suis bien préparé, je positive.

Top départ ! Je pars au niveau du meneur d’allure 2h « du milieu » de sas. Dès le début de course je double et remonte peu à peu la file. Bon pour le moral.

La montée du col de la Gineste ne débute vraiment qu’au 4ème KM, cela me rassure je me dit que la côte sera moins longue que prévu. J’ai déjà remonté beaucoup de monde, je décide de me mettre en mode « économie d’énergie » durant la montée pour ne pas me brûler les ailes. Je suis entre 5min20 et 6min au KM selon les tronçons de la montée. La montée est longue, je me répète « accroche toi, sois patient », je double du monde cela m’aide. Au 9ème KM, un organisateur nous crie « Allez col dans 1km vous y êtes ! ». Cela me boost, un épais brouillard nous entoure avec le soleil juste derrière, vision presque surréaliste. La musique d’un orchestre provient du haut du col et se rapproche peu à peu. Pile en arrivant au col, le brouillard disparaît et laisse la place à un superbe ciel bleu. 2 coureurs se tapent dans la main à côté de moi « on l’a fait mec ! ». Un ravitaillement est là, j’attrape un abricot sec et une bouteille d’eau. La veille au soir j’avais regardé une vidéo d’un médecin du sport qui conseillait de faire une petite pause (marche rapide) aux ravitaillements pour manger et boire, qu’on repartirait plus vite et moins essoufflé. J’applique son conseil et quand je repars je vois la descente devant nous, je me sens très bien, j’attaque la pente. J’ai la sensation d’aller vite, je check ma montre : 4min au km ! Je garde la pêche jusqu’au 17ème km environ, en ayant le temps de doubler le meneur d’allure des 2h, ce qui me plaît beaucoup ! On arrive dans Cassis, il y a beaucoup de monde au bord de la route. En faisant de rapides calculs au 15ème KM, je sens que je peux m’approcher des 1h45, je suis ravi !

Je suis encouragé par des gens qui lisent mon dossard : « Allez Lolo ! ». Dans l’emballement, je fais l’erreur de ne plus contrôler ma respiration, je cavale en profitant de la descente. Un plat et une montée se présentent, je suis essoufflé. Je le paye immédiatement, ce passage est compliqué avec le souffle court.

Le panneau du 18ème KM franchi, je check ma montre : je crois avoir lu 1h27 ou 1h29. Je me dis alors « il reste environ 2,5kms, je peux aller chercher un chrono en moins d’1h40 ! ».

Il y a de plus en plus de monde au bord de la route, cela aide, encore une petite montée, puis un plat, je visualise le plan du parcours dans ma tête, un dernier rond-point et on s’engage dans la ligne droite finale ! On passe un panneau « Ligne d’arrivée dans 500m ». Je décide de tout lâcher, je me sers d’un coureur qui accélère devant moi comme lièvre, et je franchis enfin cette ligne d’arrivée ! Ma montre indique 1h39min31sec pour 20,25km, moyenne de 4min55 / km. Je suis très heureux, très fier, je ne pensais pas du tout pouvoir faire ce chrono !

Je retrouve mon oncle et ma cousine qui sont là, je récupère ma belle médaille et rentre tranquillement à Marseille retrouver ma grand-mère.

Bilan : une course géniale, un parcours exigent mais joli et surtout chapeau à l’organisation !

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