Marathon de Bordeaux 2018 by Nicolas

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Nicolas nous raconte son 1er marathon, qui restera gravé longtemps dans sa mémoire ! Un super chrono, bravo Nicolas !

 

Retour sur une course que j’ai fait il y a un petit moment maintenant mais qui restera gravée à jamais dans ma tête, mon premier marathon, le marathon de Bordeaux.

 

Avant même cette journée du 24 Mars 2018, c’est des semaines, plusieurs mois même de préparation que j’ai encore en tête, à m’entrainer et lire des histoires de marathon, et aujourd’hui je peux raconter la mienne.

A Bordeaux j’étais hébergé chez mon beau frère et ma belle soeur, qui participent aussi à la course. La veille de la course, petite balade en ville pour aller récupérer le dossard, en croisant les copains de Shapeheart sur le village qui me donnent un peu de courage.
Et le soir, traditionnelle Pasta Party avec des amis à eux futurs marathoniens eux aussi, mais avec plus d’expérience pour la plupart. C’est l’heure pour moi de garder en tête tous les conseils à prendre. Avec comme objectif d’approcher les 3h, un objectif bien ambitieux pour un 1er marathon, il faut bien écouter.
Le jour de la course, réveil en douceur, et une journée presque interminable. La course a lieu de nuit, c’est pas une habitude pour moi. Manger assez, pas trop, difficile de savoir surtout quand on s’aventure dans l’inconnu. J’écoute les conseils qu’on me donne et mange quand même bien comme il faut le midi, puis un encas pour le gouter.

C’est le moment d’enfiler ma tenue. Toujours en suivant les conseils, mon beau frère me donne deux barres de céréales car je n’avais rien prévu d’autre que les ravitos, et on me dit qu’il faut que je mange beaucoup, à chaque ravitaillement, sinon je n’aurais plus de force avant la fin de la course. Sauf que je n’ai pas l’habitude du tout de manger pendant les courses. Pendant un semi je ne mange rien du tout, donc ça me parait beaucoup, j’ai peur d’avoir mal au ventre, mais encore une fois j’écoute ce qu’on me dit.

A vous raconter tout ça je vais louper le départ !!
Je file me changer, et on est parti.
Après quelques photos, 30 aller-retour aux toilettes, je suis en place dans le sas 3h15, il fait déjà nuit. Quelques minutes avant le départ, c’est l’heure de la douche,  il se met à bien pleuvoir, pas cool quand on est en t-shirt.

 

Et là, juste avant le départ, je me rend compte que j’ai oublié de mettre ma creme anti-frottements alors que j’ai un short court et qu’au semi j’avais déjà souffert du frottements des cuisses.
J’envoie un message à femme, qui était là pour nous encourager, mais impossible de la retrouver avec tout ce monde.
Tant pis, c’est trop tard de toute façon, on y va.

 

Je me lance donc enfin dans le grand bain.
Je pars avec une bonne allure sur les premiers km, comme j’avais prévu dans me tête. Je double pas mal de monde, on passe le pont Chaban-Delmas avec beaucoup de supporters, et au 5km, qui je vois arriver à côté de moi en courant avec tous nos sacs, ma femme qui me tend ma creme et court avec moi sur quelques mètres. J’en prend un peu dans ma main et lui rend. Je pense bien que sur ce coup elle a sauvé ma course.
Là je sens que c’est vraiment parti. Je continue avec ma bonne allure, A partir du 10ème km environ, j’ai rattrapé le meneur d’allure de 3h, et un petit groupe avec lui. Je me dis « bon si je reste avec lui jusqu’au bout, ça veut dire que je fais 3h !! ». On passe de jolis endroits, on traverse les chateaux, et au 20ème km, je me sens toujours bien, je lâche un peu ce petit groupe et part devant, en prenant toujours à manger à chaque ravito. Mais je me sens toujours bien.

 

Arrivé au 30ème km, après une jolie montée, les choses se compliquent. Je vois le meneur d’allure de 3h me passer devant, j’essaye de les suivre, je tiens encore quelques km et ils s’échappent. J’ai les jambes lourdes, je sens que c’est de plus en plus dur. Heureusement qu’il y a beaucoup de monde autour pour nous encourager, vous n’imaginez même pas à quel point ça peut faire du bien dans des moments comme ça.

 

35km, toujours de plus en plus dur, je me dis qu’il faut encore tenir. Je ne pense plus du tout au temps que je vais faire, mais juste à finir ce marathon, peu importe le temps.
A quelques km de la fin, je retrouve un peu de jambes, en me disant que j’approche de la fin, mais loin de mon allure du début de course.

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En arrivant en plein coeur de la ville, face à la cathédrale, avec toute la foule, je me dis qu’on est plus très loin de la fin. La dernière ligne droite me semble interminable, mais je vois la ligne d’arrivée au loin !!
Une fois passé, j’aurais presque pu m’écrouler, mais je reste debout, je récupère fièrement ma médaille, et me dépêche d’aller retrouver ma femme et mes affaires avant d’aller manger et me réchauffer. Elle est déçue de ne pas avoir réussi à me voir, malgré le fait qu’elle ai courue partout pour essayer.
Je file vite au niveau des tentes de ravitaillements, je suis glacé, je tremble, je n’arrive pas à me réchauffer, j’ai du mal à manger, même la soupe je n’arrive pas à la manger. Je vais me faire masser tout en tremblotant encore. J’aurais mis presque 1h avant de réussir à me réchauffer, j’ai détesté cette sensation.

 

Mais je serais arrivé au bout de ce marathon, et j’aurais finalement terminé en 3h05’59, tellement content pour un premier. Mais l’aventure ne fait que commencer, je sais déjà que je prendrais ma revanche l’année prochaine chez moi, à Paris !!

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