Marathon de Vannes 2018 by Armelle

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Armelle nous raconte son Marathon de Vannes 2018, original de par les déguisements nombreux (des coureurs !) qui animent la course !

Juste après mon tout premier marathon fin mai, j’étais tellement boostée à l’adrénaline que j’ai cherché un autre dossard pour 42k, là tout de suite ! Le marathon de Vannes, 21 octobre 2018 me plaisait bien, taille moyenne, parcours roulant: je me suis inscrite.
 
J’ai démarré un plan de préparation mi-aout (10 semaines, 3 sorties par semaine), mais cela ne s’est pas passé comme prévu. J’ai voulu changer de chaussures, j’ai voulu changer de foulée, je me suis blessée. J’ai vu un ostéo, j’ai fait de la cryo. Le moral est un peu remonté, ça n’allait pas être le chrono du siècle mais j’en avais envie de ce second marathon !
 
Le jour J
 
Jour J, 3 heures avant la course. J’avale un bol de porridge, j’enfile ma tenue de course et mon déguisement de bretonne avec coiffe vannetaise, châle et tablier : on va bien s’amuser.
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H-25 minutes, je sors de chez mes parents pour aller sur la ligne de départ. Il fait frais mais mon châle de bretonne me tient chaud. Il y a d’autres déguisements pas piqués des hannetons (dont un coureur en string et bas résilles, pour info, il a fait 4h15′ dans cette tenue inconfortable). Le départ est le long des superbes jardins des remparts et on a même droit à un petit feu d’artifices. Il n’y a pas de SAS, nous sommes « seulement » 1900 et je franchis la ligne en courant. 
 
Les premiers kilomètres passent bien, très bien même. Je connais bien le parcours, j’ai mes repères. Je suis partie un peu vite, je me cale aux alentours de 5’40 » dans un groupe sympa. Il y a Astérix, un marin, la fée Clochette et un pompier. Jésus porte sa croix pas loin derrière. Dans le hameau d’Arcal, les habitants sont tous en tenue de chef-cuistots et font une haie d’honneur avec fanfare de casseroles, quelle ambiance !
Au 11ème km, on passe sur le joli port de Vannes où le public nous fait un triomphe. Je tape dans les mains de tous les enfants, je regarde ma montre: 5’30 », c’est trop rapide. Mais je me sens tellement bien, j’en profite. Le soleil brille sur la mer et dans les feuilles d’automne, c’est magique.
 
Les ravitos sont bien organisés: il n’y a pas d’attente, les bénévoles sont souriants et attentionnés (eau, eau sucrée, banane, raisins secs, chocolat, pain d’épice). Il a de grandes bennes bien identifiables pour jeter ses déchets dans les « zones de propreté » après les ravitos et pour le coup tout le monde joue bien le jeu: je n’ai vu aucune bouteille ou gobelet ailleurs sur le parcours, ça fait plaisir !
19ème kilomètre, on quitte le sentier côtier pour retrouver la ville et çà grimpe. Je ralentis un peu, mais le rythme reste bon. On passe devant le stade où on reviendra pour l’arrivée après une seconde boucle. Une arche marque le passage du semi-marathon et c’est un RP pour moi : 2h05’58 », je suis ravie.
On passe devant la cathédrale, les belles maisons à colombages, on revient aux remparts du départ, la foule est partie mais c’est toujours aussi joli.
 
25ème kilomètre, la montée après le port me fait rendre les armes: je commence à marcher. C’est bête, mais je n’ai plus de jambes. Elles sont lourdes comme du plomb, trop d’acide lactique, plus de jus. Les habitants du hameau de Kermain proposent une crêpe et de la soupe de potiron, je n’ose pas accepter: je ne pourrais rien avaler, pourtant cela avait l’air tellement bon.
 
Une coureuse s’arrête à mon niveau, c’est Fanny, on s’est suivies mutuellement sur IG pendant la préparation et c’est sympa de se retrouver sur la course. On échange quelques mots et on repart doucement.
 
Au 33ème, il commence à faire chaud (20°C au thermomètre mais on est en plein soleil). On se fait doubler par des hordes de « duo marathon » et de « relais par 4 » qui sont, plus frais et rapide que les derniers marathoniens. C’est mauvais pour le moral. Je marche 100 pas, je courre 100 pas. A ma montre, c’est encore jouable pour finir en 4h30 si je me remettais à courir non-stop mais le mental me lâche. Pourtant, on s’encourage mutuellement entre coureurs : c’est dur pour tout le monde. La fée Clochette me rattrape puis me double au 40ème. La montée vers le stade est dure.
 
41ème kilomètre en descente, je cours, il n’y a plus de raison de s’arrêter maintenant. La fée Clochette est devant moi, elle accélère en entrant dans le stade.
Je démarre mon sprint 100 mètres avant l’arche, pas la force de faire plus, j’enfume 2-3 gaillards qui ont encore plus de mal que moi (comme quoi) et je franchis l’arrivée : 4h41.’
 
Je récupère ma médaille et la bourriche d’huitres offerte aux déguisés. Le ravito d’arrivée sert une délicieuse et providentielle soupe. Il fait un temps superbe, je mange une galette-saucisse (un peu gras mais tellement bon) avant de passer enfiler un t-shirt sec aux vestiaires (il y a des douches, le rêve) !
 
Le bilan
 
On ne va pas se mentir, mon chrono n’est pas celui que j’espérais. Mais je ne regrette rien. J’ai appris plein de choses sur moi en 42k. C’était une super belle fête (les animations dans les hameaux, la musique, les déguisements, les bénévoles au top du top), l’ambiance entre coureurs est un truc que j’adore. Et puis le parcours était si beau…
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