Semi marathon #Runinlyon 2018 by Claire

Claire finisher du semi marathon de runinlyon

Ayant grandi à Lyon, ce semi-marathon est plus qu’un défi sportif pour Claire. Elle revient sur les traces de son enfance et partage avec nous cette course pas comme les autres !

Me re-voilà dans la ville de mon enfance.

C’est l’occasion pour moi de courir avec plein de copains mais pas seulement de Lyon.
Je vais courir ce semi avec Guillaume de Roman sur Isère, Marion ma pote Suissesse, tous les 2 amis d’IUT, on s’est connus à Grenoble.
Je passe la nuit chez Aurélie qui court la même distance que moi et Matthieu (mon binôme de la SainteLyon) qui lui va courir le marathon.
Pas le choix pour Matthieu car dans 2 mois il devra parcourir 50km 😱.

Cela fait 2 semaines que je suis rentrée du Maroc. Après une tourista carabinée qui a duré 6 jours et un gros rhume (qui n’est toujours pas passé, merci la pluie 😅) j’ai décidé de stopper l’entraînement pour récupérer un maximum avant le jour J et me constituer quelques réserves.

La météo annonçait de la pluie pour dimanche matin. On reste positif et on garde au fond de nous l’espoir d’un revirement de situation.
Au moment d’aller nous coucher il pleut des trombes d’eau, le revirement de situation commence à s’éloigner.

Jour J – 7h00 le réveil de Guillaume sonne. Il allume directement la lumière dans ma chambre! Réveil brutal mais néanmoins efficace.
On regarde par la fenêtre, la pluie n’a pas arrêté de tomber et ne semble pas montrer de signes de faiblesse.
On descend prendre le petit dej avec Aurélie et Matthieu.
On se pose mille questions, on se décourage… puis on se motive, on se dit qu’on verra bien ce que ça donne une fois sur place.
On part retrouver Marion et Anne-Ju (la super pote de Marion).
La pluie ne cesse de tomber 😔.
On rejoint notre SAS, l’heure du départ approche.
L’excitation commence à monter, on se met dans l’ambiance avec la musique de la ligne de départ.
9h00 on entend l’annonce de notre départ mais on doit encore avancer jusqu’à la ligne de départ. Le stress monte et avec l’acceptation d’être mouillée. Plus possible de renoncer, je veux faire ce semi-marathon!
C’est parti !
J’active ma montre et ma musique.
Comme on l’avait convenu la veille, pour ne pas s’influencer sur nos rythmes : division des troupes.
J’essaie de me frayer une place, sur les quais de Saône et j’use beaucoup du trottoir de droite sur les 5 premiers kms.
Je me fixe sur un rythme de 5min 15 au km qui me convient bien.
Je me sens bien, chaque goutte de pluie qui rencontre mon visage me donne l’impression d’être un héros.
Je ne veux pas me griller pour la fin de la course, je sais que je manque de préparation et d’énergie avec ce qui m’est arrivé ces dernières semaines. Je fais attention à ne pas me crisper, à être bien détendu (surtout au niveau des épaules moins point faible) pour garder le plus d’énergie possible.
Je me fixe pour objectif de rester sur ma réserve jusqu’à l’auberge de Paul Bocuse (à 10,5 k du parcours) c’est parfait c’est à la moitié du parcours.
Pendant ce temps je pense aux conseils de Jimmy, je pose mon pied à plat et je gaine mes abdos (mon autre point faible 😅).
Arrivée au km5, c’est le premier ravito. Je prends un peu d’eau en courant. Quelques gorgées me suffisent.
Juste après, je croise Guillaume, il se sent bien. Il part devant moi comme une fusée !
Puis au km7 je vois passer Anne-Ju sur ma gauche, très concentrée. Je ne la dérange pas et je me dis qu’il faut que je m’accroche.
10km, second ravito, je m’arrête pour boire et je marche sur quelques mètres puis c’est reparti.
On arrive à l’auberge et pour l’instant la pluie ne m’a pas gêner plus que ça. Je tiens toujours mon chrono à 5min 15 au km.
On traverse le pont, retour de l’autre côté de la Saône vers Lyon.
Je sais que j’ai fais la moitié et qu’il me reste à peu près 10kms à faire, distance que je connais bien, ça devrait le faire.
Par contre, je commence à sentir que ma vessie est pleine. Cela ne m’arrive jamais habituellement sur une course, c’est certainement la pluie qui travaille mon esprit. Ça commence à devenir une obsession. Je vois les hommes s’arrêter mais pour une femme, compliqué de s’arrêter au bord de la route !
Ce n’est pas grave, je continue.
Lorsque je vois des montées qui me font penser au parcours des courses parisiennes sur les quais, je pense à Clément qui était mon pacer il y a 2 ans sur les 10k de Paris centre.
Je m’économise dans la descente sans perdre de vitesse puis je garde le rythme dans la montée! 💪
Je commence à avoir une sensation de froid mais je maintiens mon rythme, toujours à 5min 15 du km.
On arrive au 15km juste avant le tunnel de la croix-rousse. J’aperçois le ravitaillement et là, miracle ! Des toilettes, je suis sauvée !
Je saute dedans. Le fait de m’arrêter me fait tousser.
Quand j’ai fini mon affaire, je bois de l’eau, je mange une banane, puis une dernière gorgée d’eau et c’est reparti.
J’ai perdu pas mal de temps mais c’était nécessaire. Ma moyenne est passée à 5min 27 au km.
Je reprends la course mais je n’arrive pas à me recaler sur mon rythme de 5min 15. Je me stabilise sur 5min 27.
Le tunnel de la croix-rousse ! Obstacle que je redoutais mais finalement bien apprécier. 3km au sec sans une goutte de pluie. Mon t-shirt en profite pour faire peau neuve, je me réchauffe et ça fait du bien.
Il y a des animations projetées sur les murs, c’est très sympa. D’autant qu’avec la météo, il n’y a pas beaucoup de supporters. Ça fait du bien au moral.
Je vois la fin du tunnel, je me prépare psychologiquement à retrouver la pluie et le froid. C’est vivifiant mais ça le fait.
On est à 18 kms. On se sépare des marathoniens qui se dirigent vers le parc de la tête d’or.
Pour nous direction la place Bellecour et la ligne d’arrivée.
Je n’arrive toujours pas à remonter mon rythme.
Je m’accroche en pensant à la video que mes collègues de travail ont faite pour m’encourager, je pense à tous les messages que j’ai eus la veille de la course pour m’encourager, je pense à mes objectifs après ce semi, la Sainté Lyon, le marathon de Paris, je pense à l’un de mes mentors qui a eu un grave accident de voiture quelques jours plus tôt et qui doit se battre pour pouvoir recourir, j’imagine la fierté que mon bébé pourra avoir dans quelques années. C’est sur, je ne peux pas lâcher !
Puis km19 on arrive rue de la République et là, enfin, il y a du monde pour nous supporter. Ça me fait du bien j’arrive enfin à accélérer un peu.
J’arrive place Bellecour, je sais que la ligne d’arrivée n’est plus très loin.

Les enfants nous tapent dans la main. Je vois des enfants rejoindre leurs parents pour passer la ligne d’arrivée. J’absorbe toute cette énergie positive pour la dernière ligne droite.

Dernier virage, j’aperçois enfin la ligne d’arrivée, j’ai encore des réserves alors je puisse dedans et j’accélère!
C’est la fin !
Ma montre affiche une moyenne de 5min 21 au km et un chrono de 1h56.
Il me faut de l’eau !!!!! Une crise de toux me prend à nouveau.
Je passe la distribution des médailles, toujours pas de ravito à l’horizon.
J’avance, j’avance… le temps me semble une éternité. Je tousse tellement que j’hésite à demander de l’eau à un coureur qui a une gourde. Mais je me dis que le ravito ne doit plus être loi .
Et enfin! J’atteins le ravito, je vois Anne-Ju et Guillaume sur ma gauche. Je fonce quand même sur une bouteille.
Ça va mieux!
Je les retrouve, on se debrief rapidement en attendant les autres. On a tous très froid.
Quelques minutes après je vois Aurélie arriver ! C’était son premier, je suis trop fière d’elle, elle l’a fait. Ses muscles se tétanisent, je lui conseille de ne pas arrêter de bouger.
Une fois nos camarades retrouvés, on file chacun se changer et prendre une bonne douche chez nous avant de tomber malade.
Malheureusement la météo nous contraint à ne pas rester ensemble pour fêter la victoire.
C’était mon deuxième semi et mon premier post-partum. Je suis fière de l’avoir fait, maintenant place à la prépa de la Sainté Lyon en relais avec Matthieu. Ce sera 31,5 km pour moi. Je crois que ce que je redoute le plus c’est les conditions.
Pour la petite histoire, Matthieu a bien fini son marathon et plutôt en bon état d’ailleurs. On l’admire tous et on est trop fiers de lui !
To be continued….

 

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