La Chambérienne par Florentin

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Florentin nous raconte sa Chambérienne, une course pas comme les autres : un semi marathon, de nuit, avec 950m de dénivelé positif ! Avant cette course, Florentin revient en arrière pour nous raconter son histoire, elle aussi pas comme les autres ! Bravo à toi Florentin !

Nous sommes en janvier 2017, 21 kilomètres je n’y pense pas, je ne cours même pas. Je fais alors 130 kilos et mon médecin me dit, qu’à 25 ans, il faut faire quelque chose maintenant sinon plus tard ce sera pire…

Bon d’accord… en plus je ne suis pas à l’aise dans mon corps. Je commence une rééducation alimentaire et motivé par des collègues de boulot je commence la course à pied : 3 km en 45 min, dur dur !

Les semaines s’enchaine, les kilomètres augmentent, l’allure aussi et le poids lui, DIMINUE. Je suis rentré dans un cercle vertueux et je me challenge sur des courses officielles : 10kms, 13kms, 17kms…

Début septembre 2018, je m’approche de la barre des 100kg, je cours mieux, je cours plus, je me sens invincible et je pense de plus en plus à ce 42.195 en 2019 ? en 2020 ? Je ne sais pas encore mais aujourd’hui le défi de la Chambérienne se présente à moi !

La Chambérienne : 21kms, 950D+ en forêt et de nuit. Plein de nouveaux défis, le dénivelé, la nuit et le 21… Pris d’un coup de folie je m’y inscris !

A une semaine de la course, le doute s’installe, je ne suis pas sûr d’y arriver. Il y a beaucoup de dénivelé, de la distance, je doute mais je n’abandonne pas.

Rassuré et motivé par madame, le 20 octobre à 19h15 je suis sur la ligne de départ, euphorique et motivé. Je veux me challenger sur 3h j’y crois !

19h30 le départ est donné, et c’est plein de petites lucioles qui partent à travers les rues de Chambéry avant d’attaquer les escaliers et la forêt.

Une erreur de sas et un peu d’euphorie me font partir trop vite et commencer les escaliers en courant, je me résonne au bout de 3km et je calme mon allure. La course se passe bien et je me sens bien.

Mon erreur du départ se fait ressentir et je commence la première descente, la moitié du dénivelé est dernière moi ! Je regarde ma montre, à peine 8 kilomètre en 1h20 et la barrière horaire ( 2h au 10ème kilomètre) se rapproche, la pression monte je perd ma motivation…

Deuxième ravito, les bénévoles sont toujours en forme et je découvre que je suis au 12ème kilomètre, ma montre déconne et m’affiche 3 kilomètres de moins, je suis dans mes temps tout va bien, je repars motivé et les 3 heures me semblent jouables.

La Croix de la Coche aura eu raison de moi, une ascension difficile pour finir sur un sentier étroit avec des pentes à 30% j’atteins le sommet en 3h et commence la descente, il me reste 5 kilomètres. Je sais que ma famille est là à l’arrivée et je ne lâche rien.

Les douleurs se font ressentir, les deux mollets se contractent mais un bénévole (ou un militaire je me pose la question) me recharge pour les 2 derniers kilomètres : « Vas-y, lâches rien ! TU LA FAIS, TU ES FINISHER ! Tu es meilleur que ceux qui restent dans leur canapé ! »

Je passe la ligne d’arrivée épuisé, fier de moi en 3h et 41 minutes. Je suis fier de ma course, de m’être challengé et de mon parcours.

Maintenant on va se reposer, récupérer mais je pense déjà à faire un semi-marathon 😉

 

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